Un jardin de silence, chansons originales de Barbara, un spectacle musical conçu par L. (Raphaëlle Lannadère), mise en scène de Thomas Jolly, musique Babx.

Crédit photo : Nicolas Joubart.

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Un jardin de silence, chansons originales de Barbara, un spectacle musical conçu par L. (Raphaëlle Lannadère), mise en scène de Thomas Jolly, musique Babx.

Pour la 30e édition de la Fête de la musique, le ministre de la culture et de la communication, Frédéric Mitterrand, ton plutôt espiègle, a l’honneur de remettre le 2ème prix Barbara à l’auteur-compositeur-interprète L. (Raphaëlle Lannadère).

Une consécration pour la jeune chanteuse que l’œuvre de cette marraine interpelle.

Dans l’ombre du plateau de La Scala, Thomas Jolly en smoking noir et chemise blanche s’amuse à déclamer le discours ministériel avec distance et humour, avant de revêtir plus tard une veste plus glamour qui sied à la scène d’un music-hall, entre lys chinois blancs ou rose pâle, une variété de bouquets de fleurs offerts à la diva.

Ombres feutrées, lumières tamisées, piano forte, l’ambiance est aux confidences capiteuses, et Thomas Jolly joue les intervieweurs qui ont pu interroger Barbara, troublant l’artiste et la déstabilisant mais en vain, puisque celle-ci a la répartie facile.

Entretiens et confidences que l’artiste a donnés tout au long de sa carrière jusqu’à la fin, les questions fusent, arrogantes et vindicatives, tentant de cibler la faille possible.

La seule histoire d’amour jamais vécue, dit-elle, est celle nouée avec le public. Et qu’on ne la dise pas « chanteuse de la rive gauche », elle se veut d’abord populaire.

On se souvient qu’au cabaret du Cheval Blanc à Ixelles en Belgique, Barbara (1930-1997) crée un premier répertoire, entre music-hall et cabaret rive gauche.

L’interprète choisit les chansons du caf’conc’ et de la Belle Epoque, celles de Xanrof – « Le Fiacre », par Yvette Guilbert que la gestuelle et l’art de la diseuse fascinent.

Elle reprend les chansons de Harry Fragson – « Les Amis de Monsieur » -, ou encore celles de Mayol – « Elle vendait des p’tits gâteaux » -, des comptines malicieuses qu’interprète L. (Raphaëlle Lannadère) dans Un jardin de silence par Thomas Jolly.

Des chansons moins emblématiques de la chanteuse mythique que L. porte avec talent, sourire en coin, voix facétieuse, intonations personnelles et plaisir de raconter.

L’« élève » ne mime en rien celle qu’elle tient pour « maître », L. reste elle-même.

Expression de « la plaie ouverte de l’adolescence éternelle, quand le moi ne sait pas encore couvrir de mensonges son malheur d’exister. Elle est l’interprète du mal de vivre et de la mémoire blessée. » (Michel P. Schmitt dans Encyclopedia Universalis).

Enrichissant son répertoire de chansons de Brassens, Ferré, Marc Orlan ou Brel, l’auteure-compositrice signe, au cours des sixties, des mélodies, des textes pudiques et sensuels, créant un mythe et un public fidèle d’admirateurs – « Dis, quand reviendras-tu ? », « Nantes », « Le Mal de vivre », « Pierre », « Marienbad ».

Belle expression d’un paysage intérieur féminin, voix chuchotée et mélodies « du bout des doigts », évoquant le désir d’être aimée, les blessures enfantines jamais refermées, l’éclat d’une mélancolie douce-amère et la sombre intuition d’en finir vite.

Avec encore l’élan ardent de vivre debout contre la fuite irréversible du temps.

Barbara s’engage dans la lutte contre le sida, intervenant, loin des médias, dans les hôpitaux, les prisons et auprès des enfants –la chanson « Sid’amour à mort » (1993).

Un jardin de silence résonne somptueusement à la Scala Paris, entre chant stylisé de L. à travers l’œuvre de la diva, composé à la fois d’énergie, de grâce et de fragilité, selon les aléas d’une vie sentimentale en balade que la vie nocturne stimule.

Véronique Hotte

La Scala Paris, 13 boulevard de Strasbourg 75010 – Paris, du 18 octobre au 3 novembre, du mardi au samedi à 21h, dimanche à 15h, relâche les 29 et 31 octobre. Tél : 01 40 03 44 30.

L’Odyssée de Homère, traduction de Philippe Jaccottet, conception de Blandine Savetier, composition et percussions Yuko Oshima.

Crédit photo : Jean-Louis Fernandez.

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L’Odyssée de Homère, traduction de Philippe Jaccottet, conception de Blandine Savetier, composition et percussions Yuko Oshima.

 Ulysse est l’initiateur de L’Odyssée – il lui a fallu dix années pour rentrer chez lui et retrouver les siens à Ithaque. Tel est le récit de ce retour que raconte Homère.

Très loin de chez lui, Ulysse était parti à Troie, comme d’autres rois grecs, se battre contre les Troyens puisque Pâris, fils du roi des Troyens, avait enlevé Hélène, la femme de Ménélas, roi de Sparte. L’Iliade raconte la dixième année de cette guerre.

Ulysse est un roi sage et respecté ; courageux et habile, il a le génie de la ruse du cheval de Troie. Or, tandis que les héros sont rentrés chez eux, il est condamné à errer sur la mer loin de sa terre natale, son épouse Pénélope et son fils Télémaque.

Depuis son départ de Troie, Poséidon a dirigé sur lui des maux à n’en plus finir. Le héros surmontera par sa subtilité légendaire, cyclopes tempêtes et sortilèges.

Arrivé, il chasse les prétendants qui se disputent la fidèle Pénélope et sa fortune.

La metteuse en scène Blandine Savetier, avec la dramaturge Waddah Saab, a mis en voix L’Odyssée de Homère, prenant un appui et un envol réussi sur la présence d’acteurs amateurs et de jeunes professionnels issus de la diversité culturelle.

Une histoire d’hommes, de dieux et de demi-dieux que porte avec brio le souffle épique du poème – force orale et mythologique -, selon la conceptrice admirative.

Les interprètes aux aventures différentes ont un parent ou un grand parent qui a connu l’exil, vivant plusieurs vies, tel Ulysse, le patient et le résistant mythique.

Une langue orale et fluide à la manière du poète traducteur Philippe Jaccottet, en vue d’une adaptation à la façon d’un scénario de série, entre sens et rythmique.

Ces jeunes gens déclament la modernité de L’Odyssée, avec la figure complexe du héros et des autres, dont aucun ne peut prétendre à la vérité ou à la justice absolue.

Les dieux sont amoraux et le déchaînement des passions laisse peu de place à la raison. Pour Blandine Savetier, Ulysse est à la fois un héros et un anti-héros, capable de refuser l’immortalité que lui offre la déesse Calypso, préférant partir pour redevenir mortel et bénéficier à nouveau de la liberté et d’une histoire à soi.

Quand il sera revenu sur son île, chez les siens, comme l’a prédit le devin Tirésias, il lui faudra repartir en voyage pour errer jusqu’à rencontrer un peuple ignorant la mer.

«  L’Odyssée n’est pas l’épopée du retour d’Ulysse à Ithaque. C’est plutôt l’épopée du désir toujours renouvelé d’aventures, de voyages, de rencontres et de conflits qui transforment les êtres humains. Le récit d’une continuité dans la métamorphose… »

L’aventure théâtrale pour les interprètes et le public se décline en treize épisodes – soit deux épisodes par soirée,  et le jeudi est consacré aux deux premiers épisodes – Au nom du Père, du Fils et d’Athéna et A la recherche du père perdu.

Le vendredi 18 octobre à 19h, suivent les deux autres épisodes, et le samedi 19 octobre à 16h, deux autres encore, puis à 19h, les trois autres suivants, jusqu’au dimanche 20 octobre à 15h, pour les deux suivants, et à 18h, pour les deux derniers.

Ils sont tous là, pour la soirée d’introduction aux deux premiers épisodes, face public devant leur pupitre, s’adressant aux spectateurs et les invectivant, fougueux, passionnés et habités par le verbe poétique qu’ils portent avec enthousiasme.

Grâce au Poète et à la Muse, apparaissent, Ulysse, Athéna qui prend les traits de Mentès, roi ami d’Ulysse, puis ceux de Mentor, Télémaque encore, Nestor, Ménélas.

Eux aussi sont là d’abord, Elan Ben Ali, Paul Fougère, Neil-Adam Mohammedi, Yuko Oshima, Julie Pilod, en alternance avec Claire Toubin, Mélody Pini, Souleymane Sylla.

Des interprètes radieux qui font entendre le souffle épique et poétique d’une aventure universelle, égrainant les situations délicates d’une réalité renaissante.

Une traversée palpitante entre les songes et l’art de l’imaginaire – une interrogation insatisfaite et constante sur l‘infinie complexité du monde – dont chacun relève.

Véronique Hotte

Pavillon Villette, métro Corentin Cariou ou Porte de la Villette, du 10 au 20 octobre 2019. Tél : 01 40 03 75 75.

Matisklo, conception et mise en scène de Bosse Provoost, texte de Paul Celan, traduction de Ton Naaijkens.

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Matisklo, conception et mise en scène de Bosse Provoost, texte de Paul Celan, traduction de Ton Naaijkens.

 Le Théâtre de la Bastille et la scène flamande entretiennent des relations fécondes.

L’expérience de P. U. L. S. – Project for Upcoming Artists for  the Large Stage -, un dispositif initié par Guy Cassiers et le Théâtre de la Ville d’Anvers – le Toneelhuis – propose un accompagnement de jeunes artistes que le public peut découvrir.

S’agissant de Bosse Provoost, Guy Cassiers révèle que choisir de jouer sur la grande scène du Toneelhuis a été motivé par les possibilités techniques et spatiales, par la recherche d’un langage visuel embrassant le vide et la distance d’un théâtre.

Bosse Provoost a par ailleurs collaboré avec Jan Lauwers pour Guerre et Térébenthine et avec Ivo Van Hove pour Een Klein Leven. P. U. L. S. reste un cadre de travail offert à des artistes, en termes de production et de financement, une aide concrète et morale pour conduire leur processus créatif dans un dialogue permanent.

« Il y a encore des chants à chanter au-delà des hommes », écrit Paul Celan que la Shoah n’a cessé de hanter et dont l’écriture sonde patiemment l’obscurité du monde.

La mise en scène Matisklo de Bosse Provoost invite le spectateur à découvrir un monde qui se situerait hors des mots, à l’intérieur du silence de la poésie de Paul Celan et au milieu de visions et de matières qui évoquent des paysages étrangement animés et des costumes de bois qui rappellent le lointain souvenir des hommes.

La poésie de Paul Celan a été pour le concepteur une rencontre forte à travers une poétique développée sur des thèmes qui paraissent hors de portée du langage.

Dans le recueil Renverse du souffle, il offre la perspective d’un être qui a survécu – ou pas – à la Shoah. Dans le recueil Partie de neige, une voix se fait entendre depuis l’intérieur de la mort : quelqu’un imagine sa mort ou s’imagine encore étant mort.

Le spectacle Matisklo est construit autour de ces deux poèmes. Le poète cherche le salut dans le langage, un lien indéfectible entre les hommes mais difficile à suivre.

A qui s’adresse-t-il, aux lecteurs et aux spectateurs ou bien aux défunts ?

En même temps, ne subsistent pas que ces seuls liens dans le projet scénique.

La scénographie « a son mot à dire » – inspirée par les scénographes de la fin du XIX è siècle, Adolphe Appia et Gordon Craig, les militants d’un théâtre qui se serait émancipé de la littérature, se déployant sur l’espace, la lumière et le mouvement.

D’où la distance entretenue entre les comédiens et le public de spectateurs.

Sur la scène, des jeunes gens habillés en étudiants des années 1960, pantalon ordinaire, pull simple et cheveux longs, le regard intériorisé sur leur songe privé.

L’un des acteurs déclame et répète la poésie de Paul Celan en flamand. Auprès de lui, un arbre survient – un homme recouvert entièrement de lattes de bois, corps et tête, comme en un jeu de lego dont les éléments sont en bois, et tombent parfois.

Nul dialogue entre les deux, mais deux cylindres énormes – horizontaux – sont  poussés à vue, depuis les coulisses jusqu’au plateau, et sont rétablis verticalement  – des cheminées, peut-être -, et plus tard, un arbre surgit de l’intérieur de l’un d’eux.

Une meule de foin, à moins que ce ne soit une brosse énorme pour lavage de voiture, un volume de tapis brosse, brosse à crin, paraît respirer, attendre le poème.

Plus loin, un volume de papier d’alu argenté, à moins qu’il ne s’agisse d’une couverture de survie – significative du poème – avance comme en rampant sur le plateau scénique, sans qu’on ne voie qui en est le locataire, élevant pourtant parfois une forme de tête vivante qui serait vue de dos et que le public ne peut cerner.

Rêve infernal, les hommes semblent avoir disparu ou muté. Quel est ce monde ?

La proposition scénographique est éloquente, à la fois élémentaire et énigmatique.

Une attention à la teneur et au sens d’un poème fort, particulièrement mystérieux.

Véronique Hotte

Théâtre de la Bastille, 76 avenue de la Roquette 75011 – Paris, du 15 au 18 octobre. Tél : 01 43 57 42 14.

La Gioia, une création de Pipo Delbono.

Crédit photo : Luca del Pia.

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La Gioia, une création de Pipo Delbono.

 « La Gioia n’est pas un résultat. C’est un fait, une chose, un lieu. La joie crée un espace, dissout, fait le vide. Pour conserver la joie, un tonneau ne sert à rien, Mais plutôt un pacte. Tu dois décider que la joie est la route de ta vie. »

Tel est l’un de ses propres textes que susurre l’auteur Pipo Delbono, metteur en scène versé dans les arts plastiques, la danse, les chansons de variétés et la musique classique.

Après le théâtre de tradition, la relation entre le théâtre et la danse intéresse l’artiste.

Il fonde sa compagnie à la fin des années 1980, et reçoit en 2009 le prestigieux « Prix européen des nouvelles réalités théâtrales » pour l’ensemble de ses créations.

En 1996, le metteur en scène rencontre Bobo, patient sourd et muet, microcéphale, interné à l’hôpital psychiatrique d’Aversa dans le Sud de l’Italie. Et depuis trente-cinq ans, cette présence si singulière et si attachante a infléchi le travail de Pipo Delbono.

Avec Bobo, la compagnie s’ouvre à des êtres éloignés du théâtre et de la danse :  la recherche théâtrale, musicale et scénique privilégie une danse liée d’abord à la vie.

La troupe est composée d’acteurs, de danseurs, de ces êtres dits « différents », qui accompagnent ce travail, comme Gianluca Ballarè et bien d’autres.

Pipo Delbono écrit pour eux et Bobo – disparu l’hiver dernier – dont la perte lui pèse.

Intense est la présence du défunt dont la voix étrange et éloquente – à la fois, douleur et rage de vivre – est donnée à entendre sur la scène et dans la salle – cris perçants inouïs.

Pipo Delbono se souvient de la « récupération » de Bobo – hors de l’hôpital -, quand  sa tutrice qui s’était occupée de lui durant tant d’années n’était plus là pour le retenir.

Pipo mime Bobo qui mime la mort de la dame, sa souffrance à lui et le départ ultime. Des gestes significatifs, délicats et percutants, pleins d’humour et de traits comiques.

Pour le metteur en scène, la joie est un chemin vécu dont on fait l’expérience lors de la traversée de la douleur. Selon la pratique bouddhiste, la vie est élan vital et joie.

De quoi se souvient le poète éveillé qui retraduit ses rêves et songes sur le plateau ?

Dans l’enfance, l’arrivée d’un petit cirque qui l’a émerveillé à vie et lui a donné l’envie d’être trapéziste, un art difficile lui dirent ces circassiens de passage ; or, la passion s’était irréversiblement ancrée chez celui qui se destinerait au théâtre et à la danse.

Avoir une main qui se tend pour attraper au vol la main d’un autre…

Plus tard, au cours de tournées lointaines qui parcourent le monde entier, le metteur en scène est à Bali, assistant à un spectacle de cirque de rue. Un artiste mime le singe : Pipo Delbono se rend à ce spectacle tous les jours, alors que le chauffeur de taxi qui l’y conduit lui assure qu’il y  a bien d’autres lieux et richesses à voir à Bali.

Or, l’artiste est subjugué et envoûté par tant de talent et il rencontrera l’athlète qui lui dira le plus modestement qu’il soit qu’il fait le singe depuis 70 ans, deux fois le matin.

Sur le plateau, de petites scènes naïves et muettes : un jardinier vient arroser régulièrement ses fleurs, et d’un noir à l’autre, elles ne cessent de s’épanouir – un tapis de verdure en plastique et des fleurs en pots qui s’accumulent, la métaphore d’une nature colorée et reviviscente de fraicheur est filée tout au long du spectacle.

Par-delà les sacs de vêtements de couleur que  Nelson Laricia étale sur le plateau, le maître de cérémonie rend hommage à la mer « qui n’est pas aux cieux », mais qui regorge de tous les corps perdus, disparus et oubliés des migrants contemporains.

Plus tard, ce sont de jolies feuilles d’automne qui seront déversées sur la scène, et des branches lourdes de fleurs aux couleurs vives et blanches couvriront le plateau.

Des scènes festives d’abandon à la James Ensor – danseuses, acteurs, personnages de la commedia dell’arte ou bien d’un Carnaval de Venise du temps passé -, les peintures vivantes que composent les chœurs d’artistes sont grandioses – mystère et humanité.

Excès, démesure,  sortir de soi pour s’ouvrir au monde et aux autres, tel est l’enjeu, dans un éloge continu de la folie et de la joie. La folie échappe heureusement au contrôle de la raison – folie de la passion, folie de l’imagination, folie de l’inspiration :

« Les choses les plus belles sont celles que souffle la vie et qu’écrit la raison. Il faut demeurer entre les deux, tout près de la folie quand on rêve, tout près de la raison quand on écrit. » (Journal de Gide).

Quant à la joie, c’est celle de vivre, un sentiment d’euphorie lié au sentiment d’exister et d’agir en ce monde dans lequel on est installé, en dépit de tout. La joie de vivre ressentie se fait entendre du fond du cœur des artistes, le sourire aux lèvres – amour et chair.

Visions exaltantes, figures épanouies et silhouettes rayonnantes, de telles expressions de vie radieuse ne peuvent qu’emporter l’adhésion d’être « là ».

Véronique Hotte

Théâtre du Rond-Point, 2 av. Franklin D. Roosevelt 75008 Paris, du 1er au 20 octobre à 21h, dimanche 15h, relâche lundi. Tél : 01 44 95 98 21. En tournée internationale – Italie, Suisse, Belgique, Espagne – et nationale, Théâtre de Villefranche, Villefranche-sur-Saône (69), le 27 novembre 2019. Le Merlan – Scène nationale, Marseille (13), les 3 et 4 décembre. Théâtre Molière, Scène nationale de Sète (34), les 6 et 7 décembre. Les Deux Scènes, Scène nationale, Besançon (25), les 10 et 11 décembre. La Filature – Scène nationale, Mulhouse (68), le 13 décembre. Bonlieu – Scène nationale d’Annecy (74), les 17 et 18 décembre. Théâtre national Nice (06), les 27 et 28 mars 2020.