Voyage en Italie, d’après Le Journal de Voyage et Les Essais de Montaigne, mise en scène et adaptation de Michel Didym

Crédit photo : Serge Martinez

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Voyage en Italie, d’après Le Journal de Voyage et Les Essais de Montaigne, mise en scène et adaptation de Michel Didym

 Il est le père de l’esprit critique, « le plus grand européen de la littérature française »,

Ainsi, parle de Michel de Montaigne – l’auteur des Essais et d’un Journal de voyage découvert par hasard au XVIII è siècle -,Michel Didym, le metteur en scène de Voyage en Italie et le directeur du Centre dramatique national de Nancy Lorraine.

Le philosophe du XVI è siècle fait l’éloge du concept de mouvement et de déplacement à travers des territoires physiques et géographiques – France, Allemagne et Italie -, et la relecture des grands textes anciens – Lucrèce et Virgile -, non l’éloge d’une fixation crispée et d’un repli sur de prétendus domaines originels.

« Ils (Les Français) voyagent couverts et resserrés, d’une prudence taciturne et incommunicable, se défendant de la contagion d’un air inconnu … On dit bien vrai qu’un honnête homme est un homme mêlé. »

« Je ne peints pas l’estre. Je peints le passage », dit Montaigne, cité par Nicole Lapierre. Enclin au scepticisme, le penseur voit dans les passions l’effroi, préférant le jeu changeant et renouvelé des perspectives, le miroitement impulsif des points de vue, se faisant en même temps le précurseur de l’introspection et de la quête de soi.

Aussi Montaigne revient-il sur les fondations des idées antiques de tolérance et de liberté, le terreau d’une pensée laïque et républicaine à venir, l’objet même d’étude de son Journal de Voyage dans lequel Michel Didym glisse des extraits des Essais.

Du Siècle des Lumières aux temps présents, la pensée nouvelle – moderne et post-moderne -, prend appui sur l’appel révéré à l’ouverture, à la curiosité saine, au souci et à l’avis de l’Autre, éloignée des dérives religieuses et fanatiques :

Entre 1562 et 1589 – près de trente années d’affrontements -, l’auteur des Essais a connu l’opposition entre catholiques et protestants, époque cruelle d’entretueries.

En 1580, la première édition faite de ses Essais, Montaigne quitte l’Aquitaine, au bord de la guerre civile et de la terreur religieuse, pour Rome, en quête de l’assentiment du Pape. Il rencontre le roi de France à Saint-Maur-des-Fossés – Henri III et sa mère Catherine de Médicis fuient Paris et la peste – et lui remet ses écrits.

Montaigne apprend dès 1581 qu’il a été choisi comme maire de Bordeaux – attendu impatiemment par la Ville – il ne reviendra en Aquitaine qu’au bout de son voyage.

La vie quotidienne, les institutions politiques et religieuses d’une Europe en guerre sont sur quoi médite notre voyageur qui soigne en même temps sa maladie de la pierre, d’une cure thermale à l’autre, secondé par son secrétaire et son palefrenier.

La scénographie de Jacques Gabel fait la part belle au randonneur équestre et à ses compagnons d’aventure qui foulent un pré de verdure aux mouvements arrondis de prairie tranquille, où un monticule abrite un feu de campeurs adeptes du bivouac.

Caquètements de poules – les volatiles sont dans la cage que porte sur le dos un cheval blanc majestueux -, avant d’être libérées sur la pelouse verdoyante, goûtant à une promenade inédite. Montaigne installe l’une d’elles sur la branche d’un arbre sec façon Beckett, plus épanoui -, regardant de haut la parade paisible du cheval que le palefrenier accompagne puis abandonne à quelque pause dans un coin du lointain. Loïc Gadec est à la fois un soigneur de chevaux attentif et un interlocuteur averti.

Bruits d’eau, de hululements nocturnes et du trot bien frappé sur le sol du cheval épanoui, tout aspire à la paix de l’âme et à la tranquillité d’esprit. La nuit est un temps privilégié du repos et de l’écriture dans la recherche de soi et de l’autre.

Les interrogations et réponses du trio obéissent à un jeu de glissements, de ruptures.

Les lumières de Joël Hourbeigt agrémentent une nuit somptueuse, sombre d’abord avant que ne surgissent les étoiles lumineuses de plus en plus nombreuses, et une lune éclairée qui enchante les hommes sous le charme des astres qui les dépassent.

Le secrétaire sème l’espace de pierres et de cailloux, repères d’un Petit Poucet qui marque ainsi le cheminement géographique parcouru, passant d’une ville à l’autre – Plombières, Domrémy, Epinal, Bussang, Thann, Mulhouse, Innsbrück…l’Italie.

Le secrétaire se revêt d’un grand tablier de barbier pour la toilette rituelle du maître.

La petite équipe fait une pause longue la nuit, soit un espace et un temps propices aux sons – et les compositions de Marie-Jeanne Serero s’éveillent, entre musique de la Renaissance, musique de cour, musiques contemporaines et électroniques.

Le trio scénique s’essaie avec brio aux danses élégantes – menuets et allemandes.

Arrivé dans le pays de Dante, Montaigne et son secrétaire parlent jovialement l’italien – Bruno Ricci est dans son élément, verve de l’italien et plaisir moqueur. Quant à Luc-Antoine Diquéro, il tient le rôle de Montaigne avec humilité et panache,  simplicité respectueuse de la figure de sage et éclat dans l’allure de tout dignitaire.

Monté sur l’animal à la magnifique crinière détressée, le penseur reconnaît  qu’il a vécu, soit « non seulement la fondamentale mais la plus illustre des occupations », heureux de coucher à Montaigne d’où il était parti, dix-sept mois et huit jours avant.

Introspection littéraire, Histoire et humanisme, Voyage en Italie offre un spectacle à la fois savant, sensible et sensuel, jouant de la vie et de ses instants vifs d’échange verbal à ciel ouvert – présence du cheval, vert des paysages et clarté de la lune.

Véronique Hotte

La Manufacture – Centre Dramatique National Nancy Lorraine à Nancy (54), du 12 au 22 mars. Théâtre National de Bordeaux en Aquitaine à Bordeaux (33), du 27 au 30 mars. La Comète –Scène Nationale à Châlons-en-Champagne (51), du 2 au 3 avril. Théâtre d’Angoulême, Scène Nationale à Angoulême (16), du 14 au 15 mai. Théâtre de la Passerelle à Palaiseau (91), le 6 juin.

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Quichotte Y Panza, d’après L’Ingénieux hidalgo Don Quichotte de la Manche de Cervantes, adaptation et mise en scène de Claude Guyonnet

Crédit photo : Guillaume Jargot

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Quichotte Y Panza, d’après L’Ingénieux hidalgo Don Quichotte de la Manche de Cervantes, traduction Aline Schulman (Editions du Seuil et du Point), adaptation et mise en scène de Claude Guyonnet

 Sur le plateau nu de bois, quelques accessoires insolites, et sous le feu des projecteurs, un lit à la verticale – un drap blanc recouvrant un cadre nu qui suggèrera plus tard les barreaux d’une prison -, un brasero pour se réchauffer quand on bivouaque la nuit, une pierre enfin pour le cadre minéral de temps rudes et bruts.

L’ingénieux hidalgo Don Quichotte de la Manche a décidé de se faire chevalier, se battant pour le Bien et ce faisant, combattant le Mal, volant au secours de la veuve et de l’orphelin, tous les nécessiteux que l’on croise quand on parcourt le monde.

Le jour est enfin venu où le héros de Cervantès, admiratif du valeureux Amadis de Gaule et rêveur amoureux de la Dulcinée du Toboso, est sur le point d’accomplir des exploits dignes de figurer dans le livre de la Renommée pour les siècles à venir.

Et l’hidalgo extravagant précise au serviteur bon enfant Sancho Panza auquel il a promis une île à gouverner qu’ils vont apporter aide et secours aux opprimés.

Il conviendrait à Don Quichotte d’avoir une dame pour qui il accomplirait de hauts faits de chevalerie, fameux et jamais vus, et qu’on ne verra jamais car à lui seul sont réservés les pires dangers, les plus grands exploits, les plus hauts faits d’armes.

Des trépieds – sortes de sièges portables et pliables –, des assemblages d’objets divers, sont utilisés en guise de montures ; l’un, plus élevé pour l’illuminé, nourri de romans de chevalerie ; l’autre, plus bas pour le serviteur trivial monté sur un âne.

Balancements, sifflements et claquements de la langue évoquent le rythme vif ou bien ralenti du trot sonore de destriers approximatifs – faux chevaux de guerre pour faux tournois de chevaliers moyenâgeux, entraînés à porter leur cavalier en armure.

La situation du duo errant est cocasse, entre le jeu de l’amusement et de la gravité.

Il ne saurait se produire, sur la scène, nulle charge au galop ni jeu militaire de joute.

En échange, la bande sonore fait état des orages et des changements de ciel, des tempêtes, et des ombres qui peuvent s’abattre brutalement dans un paysage lunaire.

Surgissent ainsi inopinément une trentaine de géants aux grands bras en face du couple insolite, qui ne sont autres que des moulins à vent pour l’œil aguerri du valet.

Bruits d’armure et de fer, coups désordonnés et chutes brutales de corps lourds.

Autres obstacles et ennemis prétendus, nos héros en seront toujours les victimes. Or, le chevalier errant et son serviteur se relèvent bien de leurs coups et blessures.

Sancho Panza – incarné avec humour et bienveillance par Valère Bertrand – propose souvent de mettre pied à terre et de dormir dans l’herbe pour être plus reposé au moment décisif et violent des aventures inopinées qui les attendent.

De son côté, enfermé par le barbier et le curé – envieux et jaloux -, le Chevalier à la Triste Figure ne voit que créatures fantastiques déguisées, pur enchantement fatal.

Claude Guyonnet prend plaisir à jouer la déraison de cet hidalgo attachant et entêté, déclamant ses motivations et ses projets dans des discours littéraires savoureux.

Un duo convaincant, près des rêves, des songes et de la folie qui habitent chacun.

Véronique Hotte

Théâtre de l’Epée de Bois, Cartoucherie 75012 – Paris, du 18 au 30 mars, du lundi au vendredi à 20h30, samedi 16h et 20h30, jeudi 28 matinée à 14h30. billetterie@epeedebois.com

Chanson douce de Leïla Slimani, adaptation et mise en scène de Pauline Bayle

Crédit photo : Brigitte Enguérand Coll. Comédie-Française

Chanson Douce - Slimani - Bayle - Studio-Theatre - Comedie-Francaise

Chanson douce de Leïla Slimani, adaptation et mise en scène de Pauline Bayle

 Au début de Chanson douce de Leïla Slimani, un spectacle de la metteuse en scène et scénographe Pauline Bayle, les jeunes parents font le récit rétrospectif de l’arrivée dans leur foyer d’une employée de maison destinée à garder leurs deux enfants.

Un retour en arrière nécessaire car la tragédie du meurtre des enfants est accomplie.

La narration passe aussi par tous les acteurs – les personnages de l’histoire -, et les parents jouent les enfants, l’employée l’enquêtrice, le père la fille de l’employée…

« Le premier jour j’explique à Louise comment fonctionne la maison. Je lui demande de faire attention au tapis berbère du salon et à la commode bleue dans la chambre des enfants. Je lui montre où sont les produits ménagers la machine à laver et la table à repasser. Elle m’écoute avec attention sans rien dire ni poser de questions. »

Discrétion, pudeur, présence fantomatique et effacement ou figure d’inexistence.

Or, à partir de là, une nouvelle vie commence pour ces deux jeunes bobos, parents d’enfants en bas âge, déchargés désormais non seulement de la garde exigeante des enfants mais du poids prosaïque des tâches ménagères – rangement et cuisine.

La mère qui ne travaille plus depuis la naissance de ses enfants ressent le besoin de prendre un emploi digne des études et du diplôme de droit qu’elle n’a pu valoriser.

Sous l’influence de l’employée de maison, Louise, – « Notre nounou est une fée» -, la maison se métamorphose et s’agrandit puisque sa gardienne nettoie et range l’espace réduit, préparant un espace net sauvegardé et cuisinant des plats choisis.

Pour les parents, Louise est indispensable car elle fait de leur intérieur un foyer avenant et ouvert, même si ce salaire nouveau pèse sur le budget familial. Le père qui retardait son retour le soir s’amuse de ce confort inédit et la mère s’épanouit.

Il faut savoir que l’employée de celle-ci «est passagère : d’emblée son emploi est considéré comme transitoire, ne durant que de la naissance à la scolarisation de l’enfant… » (Qui gardera nos enfants ? Les nounous et les mères – Caroline Ibos)

La nounou salvatrice n’occupe qu’un poste transitoire nécessaire mais éphémère.

De plus, cet emploi peu qualifié, socialement méprisé ne doit pas imposer la moindre de ses marques dans le foyer, afin que l’employeuse ne se sente pas désappropriée.

Partie tôt le matin, l’employée retourne chez elle le soir, dans les zones périphériques.

La vision politico-sociale de Chanson douce – titre ironique de la comptine enfantine destinée à conforter l’endormissement des enfants – est éloignée de toute quiétude.

Les relations entre les êtres sont pleinement égoïstes et individualistes : le couple cynique – sans le savoir – a un besoin pragmatique de cette femme qui ne sera jamais des leurs, quoiqu’ils en disent en prétendant mensongèrement le contraire.

« Tout » vient d’ »eux » – fausse gentillesse et fausse attention – sans que jamais ils ne ressentent la moindre curiosité saine et attentionnée d’en savoir davantage sur elle.

Nul échange, nulle rencontre, nulle découverte de l’autre – un croisement aléatoire.

La mise en scène est sobre, comme l’intérieur du foyer parental et le réduit de l’employée, un espace sur-éclairé et à découvert – souvent la salle se trouve aussi dans la lumière, le public est invité à être le témoin de l’histoire, convié à la réfléchir.

Les lumières de la scène et de la salle de théâtre sont inversement proportionnelles à l’ombre des âmes obscures et illisibles des personnages. Du côté des parents, hypocrisie des apparences, et de celui de la nounou, solitude désemparée et folie.

Quelques scènes de bonheur solaire pourtant pour Louise – en vacances en Grèce avec ses patrons – qui découvre la beauté des îles et de la mer bleue ; l’employée aimerait rester là, s’il y avait une seconde possibilité d’y revenir, et vivre heureuse.

Cours de natation consenti par Paul, le père, et prévenance jouée de Mila, la mère.

Or, les obstacles financiers s’accumulent sur Louise endettée par une vie heurtée.

Sébastien Pouderoux est un père convaincant, à la fois présent et absent. Anna Cervinka incarne une mère seulement attachée au bien des siens et d’elle-même.

Quant à Florence Viala, elle interprète une figure à la noblesse désemparée, faisant le clown pour les enfants, ou troublant paradoxalement leurs attentes, ou encore à l’inverse, faisant preuve de rigidité arbitraire : elle ne laisse rien transparaître d’elle.

Véronique Hotte

Studio-Théâtre de la Comédie-Française, Galerie du Carrousel du Louvre, 99 rue de Rivoli 75001 Paris, du 14 mars au 28 avril à 18h30, relâche lundi et mardi et les 20 et 21 avril. Tél : 01 44 58 15 15

Lettres jamais écrites, mise en scène Estelle Savasta

Crédit photo : Danica Bijeljac

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Lettres jamais écrites, textes de Pauline Bureau, Véronique Côté, Marc-Antoine Cyr, Marie Desplechin, Emmanuelle Destremau, Delphine de Vigan, Laurance Henry, Annick Lefebvre, Sylvain Levey, Fabrice Melquiot, Anne-Marie Olivier, Estelle Savasta, Karin Serres, Luc Tartar, Catherine Verlaguet …, mise en scène Estelle Savasta

Comment devient-on grand ? Comment se sépare-t-on ? Qu’est-ce que s’attacher les uns aux autres ? Quel est ce passé nous reliant à la fois au présent et à l’avenir ?

L’auteure et metteuse en scène Estelle Savasta écoute la jeunesse. Avec Lettres jamais écrites, elle convie quinze adolescents à rédiger les lettres qu’ils n’ont jamais écrites, puis confie les réponses à quinze auteurs.

Ces relations épistolaires, anonymes et éphémères, entre un ado et un adulte, entre le réel et sa fiction, évoquent « des fêlures, des amours fébriles, des espoirs fous ».

Or, la rencontre avec l’autre est nécessaire, à l’adolescence comme en tout temps, non seulement entre soi et un soi plus tardif, entre soi et un père absent, une mère disparue, un grand-père, mais encore entre les acteurs de théâtre et leur public.

S’adresser à l’autre en soi, un correspondant quel qu’il soit, du moment qu’il sache  que ce rien ne va de soi et qu’on peut même écrire à celui même qui vous a blessé.

La scénographie offre un plateau cerné, en ses quatre côtés, de rangées de spectateurs, délivrant, dans la proximité du public, des scènes joliment articulées.

Une façon malicieuse de faire spectacle partout, face à des publics divers. Deux acteurs se font les passeurs astucieux et amusés de ces correspondances inédites, en alternance, Olivier Constant, Fabrice Gaillard, Sara Louis, Valérie Puech.

Dans un salon agréable – petites lampes, table de chevet, table de bureau, couette -, chacun est invité à entendre les lettres lues et les réponses qu’elles provoquent diversement, selon la personnalité des auteurs sélectionnés pour ce jeu épistolaire.

Ecrire à son grand-père, mort il y a sept ans, pour lui dire que les raviolis n’ont plus le même goût depuis, et regretter de n’avoir pas voulu passer quelques jours avec lui.

Ecrire à l’homme âgé disparu, l’écouter vous répondre, lui qui revient en même temps sur des détails attendris de votre propre enfance,  puis l’écouter vous ouvrir généreusement le chemin, vous qui êtes dépossédé de l’étai des repères parentaux.

Ecrire à sa mère, rédiger la lettre, avant qu’elle ne réponde de sa gouaille épistolaire et ne fasse les aveux d’un désarroi originel – la peur de mal faire avec l’enfant.

On entend la lettre composée au  garçon ou à la fille timide que l’on a été : que lui dit-on ? De patienter et de tenter de se défaire, avec le temps, de ces faux obstacles.

On écrit aussi à son existence pour lui signifier le mal-être indéfinissable qu’elle provoque, pour la secouer quelque peu et l’ébranler dans ses certitudes arrogantes.

Ces lettres, selon un ordre différent chaque soir, parle de la vie des jeunes et moins jeunes, de fragilité, de sauts dans le vide, de deuils difficiles et d’amours malmenées.

Or, ces écrits épistolaires font la part belle au désir, entre espoir et sentiment vrai.

Un temps charmant fait de cette intimité de la jeunesse et de sa volonté de vivre.

Véronique Hotte

Chaillot – Théâtre National de la Danse, 1 place du Trocadéro 75116 Paris, du 19 au 23 mars, à 14h30  les 21 et 22 mars, à 19h45 les 20, 21 et 23 mars, à 20h30, le 22 mars. Tél : 01 53 65 30 00