Mon Crédit, mise en musique d’un contrat de crédit par l’acteur et metteur en scène Jacques Allaire et le musicien David Lavaysse

Mon Crédit, mise en musique d’un contrat de crédit par l’acteur et metteur en scène Jacques Allaire et le musicien David Lavaysse

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L’acteur et metteur en scène Jacques Allaire que nous aurons l’occasion de voir prochainement en tant que comédien dans la mise en scène par Jean-Pierre Baro de Disgrâce de John Maxwell Coetzee au Théâtre National de La Colline, du 3 novembre au 3 décembre, a fort à faire entre ses activités théâtrales diverses et liées.

Il prépare d’un côté, Callipolis, une utopie, spectacle à partir d’interviews de lycéens sur la vie politique et le monde tel que ceux-ci le voient, destiné à être joué dans les lycées en mars 2017, et produit par la Scène nationale de Tarbes, et d’un autre, il crée encore Sans / La Religion du Capital, production déléguée Le Tarmac – Scène internationale francophone à Paris – où le spectacle sera créé la saison prochaine, en novembre 2017.

Entretemps, en collaboration avec le musicien David Lavaysse qui a déjà composé la musique de son précédent spectacle Le Dernier Contingent d’après le roman de Alain-Julien Rudefoucauld, Jacques Allaire produit Mon Crédit, une histoire à la Kafka de son propre crédit bancaire – le témoignage d’« un réel déformé par le système financier ».

Jacques Allaire a un découvert, son banquier l’appelle pour faire le point, et lui propose un crédit couvrant son déficit. Ils vérifient les relevés sur une année. Stupeur et dérision : le total des agios et frais bancaires prélevés sur le compte de l’homme de théâtre est équivalent au centime près à son découvert !

Aussi le découvert n’est-il que l’addition des taxes – agios et amendes-frais bancaires de la banque.  Le découvert n’existe pas, si ce n’est celui de la banque. Or, la banque lui propose généreusement un emprunt pour qu’il puisse rembourser l’argent qu’elle lui a soutiré.À cela s’ajoutent des intérêts et des assurances et garantes multiples. Triple sanction.

L’album est la mise en musique d’une offre de crédit réelle qui nous concerne tous.
À travers l’intégralité d’un crédit bancaire déplié – le texte en est rarement lu in extenso par négligence ou ennui -, le disque proposé symbolise le véritable crédit de l’artiste.

Ce crédit équivaut, pour le comédien, à un pacte faustien, une vie en accéléré – une vie à crédit puisqu’il s’agit d’acheter une existence potentielle, telle une marchandise sans valeur qu’il faudrait assurer pourtant pour se garantir en dernière analyse des bénéfices.

« Le crédit ne vous apporte rien. Les assurances ne vous apportent rien.                     Les assurances rapportent à ceux qui ne vivent pas votre vie, mais qui misent dessus, tandis que la vie elle ne vous rapporte rien à vous qui la vivez et qui ne misez rien d’autre que vivre. Nous en sommes sûrs, la vie ne se vit pas en différé, ni à crédit. »

L’objet artistique pourrait paraître improbable, reconnaît le concepteur, comme un disque théâtral, pop électro ou « spoken word » politique ou musique contemporaine.

L’ album, la mise en musique d’un contrat de crédit par David Lavaysse et mise en voix par Jacques Allaire, existe en téléchargement, vinyle, sd, micro sd, cassette « dorée ».

Pour se procurer l’album :http://www.1fuse.fr/mon-credit

Véronique Hotte

Mon Crédit, mise en musique d’un contrat de crédit par l’acteur et metteur en scène Jacques Allaire et le musicien David Lavaysse

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