Festival Interceltique de Lorient – Cap sur l’Écosse – Duncan Chisholm

Crédit Photo : Somhairle MacDonald

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Festival Interceltique de Lorient – Cap sur l’Écosse – Duncan Chisholm

 Habitué des scènes du Royaume-Uni, d’Europe et des Etats-Unis, le violoniste – rigueur sage et sourire franc – Duncan Chisholm est un habitué du Festival Interceltique de Lorient (FIL) où il a maintes fois eu l’occasion de jouer avec plaisir avec son groupe de rock celtique Wolfstone et avec le groupe de Julie Fowli.

Originaire d’Inverness dans les Highlands, l’artiste solo Duncan Chisholm est considéré comme l’un des grands maîtres des joueurs de violon (ou fiddle) d’Écosse.

Il est accompagné à Lorient par un groupe de musiciens naturellement motivés avec guitares, violons, violoncelle et piano, de brillants instrumentistes. Jarlath Henderson est ainsi aux uillean pipes et à la flûte traversière, et Patsy Reid à l’alto et au piano.

Cet ensemble de cordes et de cuivres donne une couleur profonde aux mélodies pleines de douceur et de délicatesse et privilégie des sonorités variant à l’infini, autour de la prestation à la fois précise et précieuse du fiddle de Duncan Chisholm qui fait se succéder des traditionnels écossais – reel et gigue – à des compositions personnelles dont la teneur poétique ouvre largement au souffle des Highlands.

Le violoniste se considère comme un véritable montagnard des Highlands écossais, jouant de la musique traditionnelle depuis l’âge de huit ans, un talent entretenu.

Il donne à entendre à la ferveur du public des morceaux de sa trilogie Strathglass – qui regroupe ses trois derniers albums enregistrés dont le dernier – Affric – fait référence aux paysages des Highlands d’où sa famille écossaise – son clan héréditaire – est native depuis sept cents ans, non loin d’Inverness.

Il n’est nul besoin de mots pour dire l’indicible de la beauté des paysages du ciel et de la terre, montagnes et fleuves, couleurs changeantes du firmament et des eaux. La musique instrumentale et ses sortilèges contrôle à soi seule l’imagination, et les moindres plaintes et gémissements des cordes de Duncan Chisholm touchent droit le cœur des spectateurs auditeurs, à l’écoute particulièrement attentive de ce déferlement de vagues inventives et sensuelles roulant sur les crêtes de l’imaginaire.

La douleur des âmes, comme la joie fantaisiste des jours qui emportent la vie, est au rendez-vous de ces noces fastes entre sonorités musicales et sentiment existentiel.

Les Highlands – symbole de la Nature – ont élu domicile pour un soir à l’Espace Marine, déployant la tension de paysages épiques beaux à couper le souffle, des fresques ancestrales de magnificence dépliée en chacun, au-delà des siècles.

Quant au maître de cérémonie qu’est ce joueur exceptionnel de Fiddle – musicien de Brême à sa façon -, il emporte loin derrière lui et longtemps après le spectacle, le public fasciné. Il avoue que jouer à six sur la scène est un bonheur car chacun y va de sa note privée et de son pinceau singulier pour raconter une histoire que le public se réapproprie à sa manière pour atteindre l’universel : un pari artistique élevé tenu.

Avant la réussite de ce bonheur musical accordé aux auditeurs, il y avait en première partie CherryGrove, un groupe de musique traditionnelle et contemporaine dont le violon et l’accordéon ont fait battre le rythme festif et enlevé d’un bel esprit convivial.

Véronique Hotte

Festival Interceltique de Lorient, Espace Marine, le 9 août.

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