Stanislas Nordey, acteur, metteur en scène et directeur du Théâtre National de Strasbourg révèle une belle Saison 2016-2017

Crédit photo : Jean-Louis Fernandez

3-Stanislas Nordey_Portrait © Jean-Louis Fernandez

Stanislas Nordey, acteur, metteur en scène et directeur du Théâtre National de Strasbourg révèle La Saison 2016-2017, l’Autre saison, 1er Acte. Et le TNS au Festival d’Avignon

 Stanislas Nordey peut sourire ; non seulement sa dernière création Je suis Fassbinder de Falk Richter, finalisée lors des répétitions entre l’auteur et le metteur en scène et avec les acteurs engagés, a été plébiscitée par le public et la critique à Strasbourg, en région et à Paris, mais la saison qui s’achève – la première sous sa direction –, tout en ayant pris des risques sur la programmation, a atteint les 72 000 spectateurs, une excellente année de fréquentation du public qui compte les 10 000 spectateurs de l’Autre Saison, soit l’ouverture du théâtre et de l’art à d’autres publics.

La programmation de cette année a compté seize spectacles dont dix auteurs vivants, trois classiques contemporains – Brecht, Pirandello et Celan – et trois classiques « classiques » dont Les Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos et La Princesse de Clèves de Madame de La Fayette, un long cours pas si classique.

Les auteurs contemporains – Pascal Rambert, Falk Richter, Wajdi Mouawad – ont conquis une écoute de qualité – une confiance – sur les grandes salles.

La saison qui s’annonce continue sur ces mêmes voies audacieuses et risquées ; le directeur du Théâtre National de Strasbourg ne cessant de rappeler au public, en bon pédagogue, que les seuls classiques ne font pas les grandes œuvres.

Quelques classiques anciens pourtant, modernes et contemporains seront montés par de grands maîtres d’œuvre : Iphigénie en Tauride de Goethe par Jean-Pierre Vincent avec Vincent Dissez, Baal de Brecht par Christine Letailleur avec Stanislas Nordey, Le Temps et la chambre de Botho Strauss par Alain Françon, Le Froid augmente avec la clarté de Thomas Bernhard par Claude Duparfait.

Charles Berling et Léonie Simaga montent Dans la solitude des champs de coton de Bernard-Marie Koltès.Au programme encore, le mythe NOVUS ANGELUS l’AntiFaust par Sylvain Creuzevault. Stanislas Nordey crée de son côté Erich von Stroheim de Christophe Pellet avec Emmanuelle Béart, et Blandine Savetier s’attaque à Neige de Orhan Pamuk.

Quant à Adel Hakim, il monte Des roses et du jasmin avec le Théâtre national palestinien. Du côté du compagnonnage avec les artistes associés, Julien Gosselin crée 2666 de Roberto Bolano au Festival d’Avignon 2016, et Lazare conçoit Sombre Rivière – Vita Nova alors que Providence de Olivier Cadiot par Ludovic Lagarde et avec Laurent Poitrenaux est accueilli. Thomas Jolly crée au Festival d’Avignon avec les élèves du groupe 42 de l’École Le Radeau de la méduse de Georg Kaiser.

Des mythes antiques revisités sont accueillis, comme Médée, poème enragé par Jean-René Lemoine mais Médée Matériau par Anatoli Vassiliev est recréé avec Valérie Dréville. Est accueilli encore un classique du Grand Siècle, Dom Juan de Molière par Jean-François Sivadier avec Nicolas Bouchaud. Enfin, Par-delà les marronniers – Revue de Jean-Michel Ribes relève d’un «Théâtre invité ». Sont répertoriées neuf créations au TNS, contre trois l’an passé ; une belle progression.

La saison 2017-2018 débutera aussi avec Le Pays lointain de Jean-Luc Lagarce par Clément Hervieu-Léger : « Il s’agit non seulement de bouger soi-même, dit le directeur metteur en scène, mais aussi de faire bouger les lignes. Le Théâtre explique au public l’action engagée pour que quelque chose se passe, une adhésion du spectateur dans l’articulation même d’un dialogue à entretenir. La traversée de l’aventure ne peut s’accomplir que collectivement : les œuvres circulent grâce à l’intervention des artistes associés à l’École du TNS, Thomas Jolly, Julien Gosselin, Lazare, Anne Théron, Christine Letailleur … qui font une création, une saison, puis travaillent avec les élèves de l’École, la saison suivante ; les artistes associés interviennent également dans le cadre de l’Autre Saison. »

La nouvelle promotion de l’École – le Groupe 43 – investit les lieux en septembre prochain ; ils sont vingt-cinq dont douze apprentis comédiens – six filles dont cinq « non blanches » et six garçons, un miroir enfin réactualisé de notre réalité. Sont choisis aussi deux metteurs en scène, un dramaturge, quatre scénographes et six régisseurs. Tous vont travailler avec Alain Françon, Jean-Pierre Vincent, Claude Duparfait, Vincent Goethals, Lazare, Françoise Bloch – metteure en scène belge-, Christian Colin, Véronique Nordey, et Julien Gosselin pour le spectacle de sortie.

Stanislas Nordey est indéniablement porteur d’un enthousiasme communicatif – élan et souffle – dans cette attention qu’il prête au verbe, aux êtres et à l’art du théâtre.

Véronique Hotte

 L’École au Festival Avignon

Les élèves du Groupe 42 seront présents à Avignon avec deux projets :

–    Le Radeau de la méduse – ms Thomas Joly: du 17 au 20 juillet à 15h au Gymnase du Lycée Saint-Joseph

–    Stoning Mary – Mathieu Bauer : du 22 au 24 juillet à 15h à La Chartreuse

Le Groupe 43 sera également présent au Festival pour deux lectures : une dirigée par Éric Ruf sur le texte Dévastation de Dimitri Dimitriadis le 16 juillet à 11h et une autre à 17h sur un texte d’Angélica Liddell (à la Chartreuse).

Trois coproductions :

–    2666 de Julien Gosselin : les 8, 10, 12, 14 et 16 juillet à 14h à La Fabrica

–    Kit de survie de Serge Teyssot-Gay : du 19 au 21 juillet à 22h au Musée Calvet

–    Interview de Nicolas Truong : du 18 au 24 juillet à 18h et le 19 juillet à 14h et 18h à La Chartreuse (programmé au TNS en automne 2017)

Le Groupe 43 sera également présent au Festival pour deux lectures : une dirigée par Éric Ruf sur le texte Dévastation de Dimitri Dimitriadis le 16 juillet à 11h et une autre à 17h sur un texte d’Angélica Liddell (à la Chartreuse).

Ateliers de la pensée : une rencontre sera organisée par Fréderic Vossier sur le thème : Pourquoi (encore) écrire des textes pour le théâtre aujourd’hui ? (le 9 ou 20 juillet).

Ce sera notamment l’occasion de présenter la revue du TNS Parages.

Un hommage sera rendu à Valérie Lang, en lien notamment avec la parution de plusieurs de ses textes aux Solitaires Intempestifs rassemblés par Stanislas Nordey et Fréderic Vossier : interventions de Josiane Balasko, Charles Berling et Emmanuelle Béart (le 16).

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