Les Nouvelles Aventures de Peer Gynt, d’après Henrik Ibsen, d’après la traduction de François Regnault, mise en scène de Sylvain Maurice – Festival Odyssées en Yvelines – Théâtre de Sartrouville et des Yvelines – CDN

Crédit Photo : Elisabeth Carecchio

Theatre de Sartrouville 2015-16'  Les Nouvelles Aventures de Peer Gynt' d'après Henrik Ibsen mise en scène Sylvain Maurice

Theatre de Sartrouville 2015-16 ‘ Les Nouvelles Aventures de Peer Gynt’ d’après Henrik Ibsen mise en scène Sylvain Maurice avec Nadine Berland, Cyril Bourgois, Alice Chéné, Victor Fradet et les musiciens Laurent Grais, Dayan Korolic d’après la traduction de François Regnault assistanat à la mise en scène Aurélie Hubeau scénographie Antonin Bouveret costumes Marie La Rocca lumière Guillaume Granval construction marionnettes Justine Macadoux

Les Nouvelles Aventures de Peer Gynt, d’après Henrik Ibsen, d’après la traduction de François Regnault, mise en scène de Sylvain Maurice – Festival Odyssées en Yvelines – Théâtre de Sartrouville et des Yvelines – CDN

Sylvain Maurice, metteur en scène et directeur du Centre Dramatique National – Théâtre de Sartrouville et des Yvelines – explore pour la troisième fois le chef-d’œuvre de Henrik Ibsen, Peer Gynt ; pour cette nouvelle adaptation offerte aux enfants de plus de 9 ans et à tous les autres, inscrite dans le cadre du Festival Odyssées-en-Yvelines, le metteur en scène réunit quatre comédiens – Nadine Berland, Cyril Bourgois, Alice Chéné et Victor Fradet -, deux musiciens à vue sur le plateau – Laurent Grais et Dayan Korolic. Les interprètes jouent tour à tour tous les personnages, passant d’un rôle à l’autre dans l’émerveillement des métamorphoses.

Sylvain Maurice voit dans cette pièce célèbre du dramaturge norvégien, inspirée de contes populaires nordiques, une métaphore emblématique du théâtre. L’épopée racontée égraine les stations du voyage d’un garçon en quête fébrile de sa vérité.

Le héros instable et peu sûr n’en finit pas d’accomplir un parcours initiatique dont le défi consiste à trouver réponse à des interrogations existentielles : « Qui suis-je ? » et à la fin, « Ai-je été moi-même ? » Conteur et acteur d’un périple bourré d’embûches, le libre et peu autonome Peer Gynt sait bien de quel bois il se chauffe, ayant écarté toute possibilité de mariage durable avec la fille du roi des Trolls – il aurait fallu se suffire à soi-même dans un drôle de séjour coupé des autres et du monde. Il croise ensuite le grand Courbe et le fondeur de cuillères, remuant la matière des âmes défuntes dans le grand Tout afin que d’autres vies adviennent. Le chenapan, toujours enfant, menteur, voleur de mariée et amant inconstant, à l’énergie habitée par l’art de l’acteur, du jeu et du rêve, se voit arrêter par la puissance d’une passion amoureuse éprouvée pour la pure Solveig. Soit le rappel de l’attachement indéfectible à une mère que le fils désirait combler symboliquement grâce aux ressorts de son imaginaire – des histoires de bouc sur lequel on survole l’univers. Ne pas grandir, tel est le destin impossible que le protagoniste aurait voulu se choisir. La scénographie d’Antonin Bouveret se montre ludique, facétieuse et virevoltante avec sa tournette de cabaret coloré et illuminé, une piste miniaturisée de manège enfantin, où les questions philosophiques font leur chemin, la musique et les chansons aidant, et surtout grâce à la belle présence des comédiens et de leurs fourberies, œuvrant au retour inlassable de Peer Gynt vers ses origines et sa vérité.

Qu’a-t-il fait au bout du compte, ce garçon turbulent qui ne tenait pas en place ?

Il est revenu, éprouvé, à la source de tout amour, vers la belle et pudique Solveig.

L’épopée poétique passe sur la scène comme une traînée d’étoiles, fulgurante et malicieuse, s’arrêtant sous le firmament dans le plaisir de divertir et de sentir la vie.

Un spectacle enchanteur, à l’image de la course à bout de souffle du héros, pressé de découvrir le monde, les autres et lui-même, mais n’osant jamais trop s’engager.

Véronique Hotte

Théâtre de Sartrouville et des Yvelines, CDN, du 20 au 30 janvier. La Ferme du Bel-Ébat, Théâtre de Guyancourt, du 4 au 6 février. Théâtre Alexandre Dumas – Saint-Germain-en-Laye, le 9 février. Théâtre La Lanterne- Rambouillet, le 12 février. L’Onde, Théâtre et Centre d’art – Vélizy-Villacoublay, du 10 au 11 mars. Théâtre Montansier – Versailles, le 15 mars. Théâtre – Le Vésinet, le 14 avril.

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