Simple Minds, The Celtic Social Club avec pour invités Winston McAnuff & Fixi

Festival Interceltique de Lorient, du 7 au 16 août

« Concert 45 e anniversaire » The Celtic Social Club, invités Winston McAnuff & Fixi – Simple Minds

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«The Celtic Social Club » – groupe enjoué de sept musiciens – adapte sa musique à la contemporanéité à travers les airs traditionnels celtiques – des mélodies issues du XV é au XIX é siècles -, que les artistes mêlent au rock, au blues, au folk, au reggae, au dub et au hip-hop, inventant la matière de ce qui fait la « world music » de nos temps actuels. Belle inventivité et tradition, la rencontre piquante est généreuse. Autour des trois musiciens toniques de « Red Cardell » – Jean-Pierre Riou, multi-instrumentiste (guitares, mandoline, banjo, harmonica et bombarde), Manu Masko (batteries, percussions, claviers, samples, voix), Mathieu Péquériau (harmonica, washboard, chant) -, viennent s’ajouter le leader et chanteur Jimme O’Neill ( guitares, harmonica), le chanteur et guitariste irlando-écossais, leader des « Silencers », ainsi que Ronan Le Bars (uilleann pipes, cornemuse et low whistle), associé au violoniste Pierre Stephan. Sans oublier le bassiste Richard Puaud.

The Celtic Social Club tient à ses côtés, pour quelques chansons, le duo Winston McAnuff, jamaïcain d’origine écossaise, et Fixi, l’accordéoniste du groupe Java. Niaque, talent et souffle, autant de qualités qui donnent du cœur à la salle et de l’ivresse à la scène, désormais revivifiée et revenue à la vie. La chanson qui répète, après avoir énuméré les contraintes de l’existence, le rêve de « Vouloir se reposer » trouve forcément sa dimension et son ampleur sur le plateau habité et chauffé à blanc par la musique allègre, emportée et enjouée.

Le groupe écossais « Simple Minds » ne déçoit pas les attentes, instinctivement attaché à son histoire mythique – l’impact qui a été le sien durant l’éclosion de la scène rock « new wave », à la fin des années soixante-dix, comme au travers de la révolution « dance » des années quatre-vingts et quatre-vingt-dix.

À l’Espace Marine de Lorient, les artistes, militant pour un monde plus juste et moins violent, chantent toujours avec hargne, rage et saine colère, les tubes pop que les mémoires sauvegardent naturellement, Don’t you (Forget About me) – la bande originale du film « Breakfast Club » en 1985 -, ou encore le planétaire Mandelay Day, et d’autres airs célèbres, auxquels s’ajoutent des morceaux plus récents du nouvel album (2014), intitulé « Big Music » dont l’énergie et la passion de créer témoignent d’une virtuosité renouvelée, un engouement qui ré-enchante le temps.

Aux rappels de la fin, le chanteur James Kerr – veste écossaise à grands carreaux rouges remplacée plus tard par une seconde à grands carreaux jaunes – n’hésite pas à entamer avec la foule le fameux et mythique Riders on the storm des Doors.

Le public déjà conquis ne pouvait l’être que davantage, face à la scène, devant tant de pugnacité de la part des musiciens ultra-décidés. Depuis le plateau qu’il arpente sans fin, allant et venant dans l’espace sonore, le mobile et tonique Kerr aime échanger avec la salle qu’il se plaît à à faire chanter, danser, vibrer, et combler enfin.

Véronique Hotte

Festival Interceltique de Lorient, « Concert 45 e anniversaire » : The Celtic Social Club, invités Winston McAnuff & Fixi – Simple Minds, vu à L’Espace Marine, le 15 août

 

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