Les Quatre Saisons Vivaldi et Piazzolla, Irène Jacob et Marianne Piketti

Crédit photo : Ben Dumas
Visuel 3 © Ben Dumas
Les Saisons Vivaldi Piazzolla, mise en scène de Cécile Jacquemont, narration Irène Jacob, illustrations en direct Laurent Corvaisier, violon et direction musicale Marianne Piketti, accompagnée par Le Concert idéal, chorégraphie Joëlle Bouvier, musique Vivaldi et Piazzolla

Vivaldi ou l’Argentin Piazzolla, la musique est la même quand il s’agit de faire résonner les Quatre Saisons, affaire de rythme, de caractère et de tempérament.
La partition de ces œuvres du répertoire classique est interprétée par le Concert Idéal et le violon ému par la passion de la musicienne Marianne Piketty.
La musique accompagne, au fil des paysages qui changent, la comédienne sensible et « naturelle » Irène Jacob, qui déclame à sa façon légère et enfantine la partition littéraire de Carl Norac. La voici jeune fille à la recherche d’un père dans une forêt d’Europe, ou bien garçon en quête d’échanges amoureux dans une cité argentine. Les grands arbres élevés vers les cieux leurs servent de repères, comme une vasque d’eau en guise de fontaine ou bien de cours d’eau tempétueux.
Une affaire de temps, d’expérience et d’épreuve initiatique qui conduit toute existence sur les chemins de la maturité. Les enfants perdus – fille et garçon –se retrouvent et se réunissent après avoir traversé leur propre histoire, leurs saisons personnelles : ils portent haut le verbe du poète belge Carl Norac.
Pendant le temps de l’apprentissage existentiel, l’illustrateur Laurent Corvaisier peint sa fresque colorée, pleine de vie, d’eau, d’air, de mots, de dessins de serpents et de portraits de femmes, des existences diverses qui habitent l’histoire des saisons.
Quant au violon solo de Marianne Piketty, il se plaint, pleure ou bien chante et rit, accompagnée par le Concert Idéal et ses jeunes instrumentistes au violon, à l’alto, au violoncelle, à la contrebasse et au théorbe. Tous pleins de désir, animés par la musique, jouant dans la forêt de lianes ou bien dansant aux sons langoureux des belles soirées d’automne. Musique, peinture, verbe, danse et action scénique, le spectacle est un joli conte musical destiné à toutes les têtes, juvéniles ou sages.
Un joli moment de théâtre que ternit le jeu un peu mièvre et infantile d’Irène Jacob, qui oublie d’être elle-même, croyant bien faire en usant d’un ton désuet de petite fille.

Véronique Hotte

Théâtre du Ranelagh, 5 rue des Vignes 75016 Paris, du 21 janvier au 22 février.

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