« Dans l’univers des bardes », Catrin Finch (Pays de Galles, harpe) et Seckou Keita (Sénégal, kora) au Festival Interceltique de Lorient

« Dans l’univers des Bardes », Catrin Finch (Pays de Galles, harpe) et Seckou Keita (Sénégal, kora), Festival Interceltique de Lorient

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La harpe celtique de la blonde galloise Catrin Finch et la kora – appelée aussi harpe africaine- du sénégalais Seckou Keita font des étincelles sur la scène illuminée de l’Espace Marine du Festival Interceltique de Lorient, entre conte de fées d’un soir et échanges insolites avec des esprits facétieux dans un somptueux partage musical.

Le voyage sonore est superbe, une invitation à un enchantement à la fois savant et « naturel », inventé par deux virtuoses de renommée mondiale, l’une harpiste et l’autre joueur de kora.

Originaire d’un village situé sur les bords de la Casamance – « un bras de mer » qui donne son nom à l’un des titres musicaux de l’album « Clychau Dibon », Seckou Keita est un représentant inspiré de la kora, artiste héritier d’une famille de griots.

De son côté, Catrin Finch, née dans un petit village gallois non loin des vents tempétueux de la mer d’Irlande, est une ambassadrice prestigieuse de la harpe.

Sénégal et Pays de Galles, les deux nations accordent une place culturelle d’importance à ces jeux de cordes pincées par des doigts habiles et virtuoses.

Les deux contrées, pittoresques et au timbre culturel bien frappé, partagent une même tradition séculaire de bardes et de transmission orale, un patrimoine perpétué et renouvelé sans cesse dont l’expression est la musique, le chant et la poésie.

Les deux artistes, curieux de collaborations interculturelles bienfaisantes et heureuses, ont eu l’idée audacieuse autant qu’ingénieuse de marier inopinément deux cultures musicales apparemment antithétiques puisqu’elles sont issues de différences historiques et géographiques écartelées.

Le débat n’en est pas un car l’humain et l’art sont intimement d’une même contrée.

Les instrumentistes ont retranscrit ensemble les sonorités celtiques et mandingues en les renouvelant à travers leurs propres sons réinventés, réécoutés et revivifiés.

Le spectacle qui en découle n’en reste pas moins cohérent, exigeant et évident dans

une impression limpide de fraîcheur, de clarté et de vie profondément mobile.

La harpiste et le joueur de kora, instinctivement à l’écoute des vents et des marées qui fondent leur paysage natal et originel, déploient en les égrainant des vagues cristallines à n’en plus finir, des courants vibrant dans la profonde intimité des âmes.

Le public est ravi par cette création musicale sensible et si plaisamment tonique.

 

Véronique Hotte

 

Espace Marine, Festival Interceltique de Lorient, le 6 août.

 

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