« Dans l’Univers des Bardes » – Anoushka Shankar (Inde) – Festival Interceltique de Lorient

« Dans l’univers des Bardes », Anoushka Shankar (Inde, sitar)

 images-1

La sitariste Anoushka Shankar, fille et disciple du maître légendaire Ravi Shankar disparu en 2012, et avec lequel, dès son plus jeune âge, elle a sillonné les scènes les plus prestigieuses du monde, est une figure lumineuse de la world-music.

Volant de ses propres ailes à vingt ans, l’artiste s’engage dans une carrière solo.

Elle compose des œuvres personnelles senties et représentatives d’une singularité, l’exploration des métissages entre la musique indienne et la musique occidentale.

Elle présente son 7ème album, Traces of you, une œuvre inventive et facétieuse à travers laquelle les ragas indiens sont joués sur des arrangements pour cordes classiques occidentales et où la voix revêt un rôle plus sourd et prégnant.

Traces of you est aussi un hommage à la voix de sa demi-sœur, Norah Jones.

Sur scène, la formation d’Anoushka Shankar est composée de musiciens talentueux, à la fois jeunes et aguerris aux origines diverses, qui résident tous à Londres.

Ayanna Witter-Johnson, tunique rouge seyante, est au chant et au violoncelle, Pirashanna Thevarajah est au mridangam et au ghatam, Manu Delago à la batterie et au tambour hang, Sanjeev Shankar est au shehnai et au tanpura et Danny Keane au piano et au violoncelle.

La sitariste emblématique commente volontiers sa geste artistique :

« Il y a dans mon travail, mon éducation et ma culture d’origine, la musique que j’ai apprise de mon père. Cela fait partie intégrante de mon être, mais il y a aussi cette musique autre qui reflète une dimension multiculturelle à laquelle j’appartiens encore, à travers mon histoire et ma génération, la musique de mon temps.

Même si mes chansons relèvent d’une musique classique indienne, les arrangements en transforment la facture convenue. »

Le mystère de cette musique à la fois traditionnelle et revisitée, au moyen d’ un élan sûr de lui et une évidence flagrante dans la compréhension de ses tonalités contemporaines, s’accomplit dans la grâce sur le plateau somptueux.

Les instrumentistes répondent aux appels de la sitar qui mène la danse en dentellière des sons et des soupirs, à l’écoute encore de chaque intervenant qui se détache et s’inclut successivement dans l’ensemble.

Un concert envoûtant qui mène le public dans des espaces lointains trop peu visités.

 

Véronique Hotte

Espace Marine – Festival Interceltique de Lorient, le 6 août.

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s